Quand les petits élus s’arrachent les cheveux

Comme une large majorité des communes françaises, Châtillon-en-Diois est une petite commune, même si elle est la plus grande de la Drôme, son département. Là encore comme la majorité des communes françaises, les élus se débrouillent comme ils peuvent, terriblement démunis. A Châtillon, il s’est même trouvé un conseiller municipal, Bernard Ravet, pour en tirer un livre, « Les galériens de la République », qui raconte le casse-tête auquel on aboutit parfois.

Un commentaire

  1. Dans le même village, il y a des élus qui ne se plaignent pas ! Pour être élu il faut le vouloir et savoir ce à quoi on s’engage.
    Être élu dans un village c’est une chance : on est près des gens, près des problèmes et c’est une grande satisfaction d’œuvrer à la vie de la commune et de donner de son temps pour la collectivité.
    Les élus ne disposent pas d’une administration ou de personnel nombreux à leur service, d’où le recours à des bureaux d’études ou aux services de la communauté de communes, du département ou de la région (c’est aussi le cas dans les grandes communes). Ceci permet absolument de lancer des projets : en cours à Châtillon réfection des ruelles (les viols), construction d’une cantine, aménagements du camping municipal, travaux d’assainissement (bientôt 6 stations d’épurations, travaux sur les égouts), aménagement de l’entrée du village etc. Pour cela les élus sont aidés par des subventions (département, région, État, Europe, Agence de l’eau etc.). Ces subventions sont accordées parce que les élus lancent et défendent des projets d’intérêt général.
    Bref être élu dans un village c’est passionnant. Dans les villes, les simples conseillers sont souvent loin de pouvoir suivre ce qui se passe : ils sont peu associés aux discussions ou décisions, sauf lors des conseils municipaux. Ici un simple conseiller qui le veut (s’il le peut), a la possibilité de s’investir réellement.

    Est-ce que la France est compliquée ! OUI. Le mille-feuille administratif fait perdre du temps et engendre de la complexité. Simplifier l’administration, les réglementations, les normes est un objectif clair au niveau national.
    Cette complexité pèse aussi bien sur les grandes que les petites communes.

    Donc, il y a des élus heureux de faire de la politique communale, au plus près des habitants.
    Il n’y a pas réellement d’injustice vis à vis des petites communes, et il serait intéressant de comparer l’argent investi (à objet comparable) par habitant dans les « petites commune » et dans les « grandes ».

    Se pose la question d’une meilleure participation des habitants à la vie de leur commune. Dans une petite commune la discussion se fait dans la rue … ou pour certains sujets dans les comités consultatifs comme pour la culture ou parfois simplement le plan de circulation.
    Se pose aussi la question de la ruralité : transport, proximité des offres de soin, services… pour lesquels la commune n’a pas toujours la compétence.

    Et in fine le jugement est simple : ce sont les élections, si un élu veut reprendre du service pour un nouveau mandat !

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